Notre top 5 des livres qui vous feront (re)découvrir la Provence

La découverte du Vaucluse à travers les livres, ça vous tente ? Nous avons sélectionné 5 romans que nous avons a-do-rés !
Du roman historique, au polar où au roman d’amour, chacun d’eux nous a tenu en haleine tout en nous faisant voyager dans notre belle Provence…

Une année en Provence, Peter Mayle

Vous voulez connaître l’âme provençale ? Ses terres, sa gastronomie, ses vins, ses paysages, le tout avec une jolie pointe d’humour ? Nous recommandons !

Peter Mayle est un écrivain britannique amoureux de la Provence. Il y vient plusieurs années de suite jusqu’à décider de quitter son pays natal pour s’installer dans un village du Luberon où il entreprend la restauration d’un mas avec son épouse.

L’auteur nous décrit l’année de son installation en nous invitant à le suivre mois par mois, au cœur de ses tribulations. Les premières semaines sont un peu rocambolesques, mais cela ne décourage pas Peter Mayle qui glisse entre ses lignes un humour anglais décapant. Tout y est, les courses aux marchés, les délicieux repas aux saveurs locales et les déjeuners qui s’éternisent, les mots et expressions alambiqués de la région, l’initiation à la chasse aux truffes, les nombreux apéritifs au bord de la piscine entre amis…

Ce roman est une initiation à l’art de vivre provençal. Les natifs et les habitués reconnaîtront sans mal les divers endroits décrits, quant à ceux qui ne connaissent pas le territoire, c’est un hymne à la découverte que l’auteur nous entonne…

 

Roger – Une vie de berger entre Durance et Luberon, Arnoult Seveau

Il suffit de regarder la photo de Roger Jouve au dos du livre pour comprendre de quel personnage, Arnoult Seveau, nous raconte l’histoire ou la vie tout simplement.

Avant de lire les premières pages, on est déjà séduit  par l’homme. Ce visage souriant, espiègle, rempli de bonté et de simplicité, nous accompagne tout au long du récit. Durant une dizaine d’année, l’auteur a partagé la passion de ce berger pour ses brebis et de tout ce que la nature offre à son regard. Ce sont ses propos enregistrés puis retranscrits qu’il nous livre avec justesse.

Au fil des chapitres, ce n’est pas seulement l’histoire d’un paysan né dans les années 30 que l’on découvre mais celle d’un territoire entre le Petit Luberon avec ses vallons et cavités et les Iscles de la Durance qui descend des Alpes vers le Rhône. Roger Jouve nous offre à travers ses anecdotes, ses observations, le regard pertinent sur une région et les hommes qui l’ont façonnée de leurs savoir-faire ; Un bout de Provence qui a connu les profondes transformations d’une civilisation rurale. Il ne reste plus qu’à imaginer et entendre l’accent de la Provence qui chante avec ses mots.

A chaque paragraphe, conçu comme une nouvelle, Roger nous ouvre l’encyclopédie de sa vie, de ses années de petit écolier marchant pieds nus pour ne pas abîmer les chaussures sur le chemin de l’école à cet observateur de la nature de plus de quatre-vingt ans toujours aussi passionné et connaisseur de la faune, la flore, de l’environnement. Un « naturaliste, « naturel » qui doit son savoir à une curiosité patiente et son obsession de comprendre ce qui l’entoure » écrit Arnault Seveau.

Au fil de son histoire, on s’attache encore plus à la personne de Roger et à sa manière simple et honnête d’appréhender les évènements. Cette façon généreuse de comprendre les choses et les gens qui l’entourent est une vraie leçon de vie. Il est aussi question d’entraide lors des coups durs comme le grand gel de 1956, de la sagesse du maquignon qui lui a appris à ne jamais se fâcher avec personne, de la curiosité de Roger pour les autres comme les baba cools ou les vietnamiens…

Pour nous, lecteurs du 21e siècle, l’histoire de Roger est un voyage dans le temps. A chaque page, nos pas suivent les siens sans jamais ignorer les beautés qui nous entourent parce-que « …si tu tues toutes les choses qui dérangent un peu autour de toi… t’as plu qu’à aller habiter sur la lune ! »

 

L’amour est une île, Claudie Gallay

Juillet-2003.

Dans la touffeur de l’été avignonnais, les intermittents du spectacle sont en grève. La contestation gronde sur les marches du palais et, dans les rues, des banderoles flanquées du slogan « Nous sommes morts » virevoltent à tout va. Le « In » a été annulé, tandis que le « Off » continue dans un chaos insurrectionnel.

Julie la débutante rêve de barricades. Elle dénonce un état qui se désengage, un manque de moyens qui oblige les directeurs de théâtre à baisser les salaires, à discuter les contrats, à exploiter les troupes. Le théâtre, elle a grandi avec. La faute à Odon bien sûr.

Odon, c’est son père. Une figure du « Off »qui vit à Avignon toute l’année, entre sa péniche sur le fleuve et son théâtre « Le chien fou », un des plus anciens de la ville, bâti sur la place St Pierre dans le cœur des vieux quartiers. Odon, c’est un taiseux. Mais cette année, il va se battre pour qu’on joue sa pièce même si pour cela, il va s’attirer la colère de ses amis qui le voudraient solidaires de leur mouvement. Car il vient de mettre en scène « Nuit rouge », la pièce d’un illustre inconnu « Paul Selliès », décédé dans d’étranges circonstances et dont la jeune sœur Marie vient d’arriver pour le festival.

Marie est une écorchée vive. La reine de l’automutilation. Marie et ses espérances confuses, ses questions insidieuses. La perte de son frère Paul la ronge, une mort dont elle rend Odon unique responsable. C’est chez Isabelle qu’elle trouvera refuge pendant son séjour à Avignon.

Isabelle, une figure locale, la mémoire du festival à elle seule. Chez elle, c’est un peu l’auberge espagnole.
Et puis, il y a Mathilde, actrice célèbre depuis qu’elle a quitté Avignon et qui est devenue « La Jogar », qui est de retour au pays. Mathilde qui est descendue au prestigieux hôtel  de « La Mirande » situé à deux pas du Palais des Papes. Mathilde qui est venue jouer « Sur la route de Madison » au théâtre du Minotaure. Mathilde qui a vécu une folle histoire d’amour avec Odon il y a 10 ans.
La passion amoureuse, la passion du théâtre, la passion filiale. Tous les protagonistes souffrent des mêmes maux.

Un roman des amours blessées, des ambiguïtés, des rêves, des mensonges, des secrets et des bonheurs en forme de souvenirs.

 

La Tour des Anges, Michel Peyramaure

Vous souhaitez découvrir le temps des Papes sous une forme romanesque ? On a trouvé le livre qu’il vous faut !

Dans son livre, Michel Peyramaure nous plante bien des décors.

Historique, amical, familial et aussi sentimental, l’auteur nous dresse au travers des yeux de Julio Grimaldi, un magnifique tableau de l’époque, de la manière de vivre, de la genèse de la chrétienté en Avignon, des maladies, des jeux de l’amour [et du hasard]…

Dès son plus jeune âge, Julio est confié aux Capucins de Malaucène. Dans le monastère dans lequel il réside, il rencontre frère Sulpice, un moine chargé de son éducation qui lui donne le goût des mots et des chiffres. Pendant plusieurs années, Julio parfait ses connaissances, son langage et affine son esprit auprès du frère avec qui il se lie d’amitié.

Un jour pourtant alors que rien ne le prédisait, le père de Julio, resté des années silencieux, vient récupérer son fils et le force à quitter le monastère pour qu’il devienne le trésorier de l’auberge qu’il tient avec sa compagne, à Avignon. Il s’occupe ainsi de la trésorerie pendant des années jusqu’à sa rencontre avec Niccolo Pazzi, l’adjoint au trésorier du Palais et client régulier de l’auberge. Grâce à Niccolo, Julio va pouvoir prétendre à un autre avenir, celui de scribe au Palais, avant d’être affecté au courrier puis promu au poste de bullateur.

On connait alors le népotisme du Pape Clément V, politique poursuivie également par le Pape Jean, partisan de la discipline en matière de foi et adversaire de l’hérésie, et puis les autres, Clément VI, dit aisé et séduisant, Jean XXII, d’une rigueur excessive… On apprend énormément sur les caractères de chacun, leur façon de concevoir la religion et leur rapport avec les rois de France.

Et puis les scandales secouent la cour pontificale, les difficultés à trouver des maréchaux de justice s’accroissent, les trahisons, les enlèvements et le banditisme paupérisent la vie politique et sociale de la ville. Viennent ensuite la sécheresse, la famine, la dysenterie, la peste qui couronnent cette ambiance déjà délétère.

Julio va devoir affronter les tragédies qui se dessinent sur son chemin de vie.

 

La Barette Rouge, André de Richaud

Vous voulez un thriller provençal ? Une envie de frissons et de sueur froide ? Alors emportez la Barette Rouge avec vous !

L’histoire se passe au pied du Mont Ventoux, loin des routes fréquentées et des villages… Le ton est donné dès le début du roman: une ambiance bucolique où l’auteur nous décrit la paysannerie provençale. Les batteuses, les sacs de blé, le travail de la terre, l’odeur des copeaux de bois, la labeur.

Un premier volet, celui de Siffrein, homme sombre, glauque parfois. On entend les coups qui claquent, la peur, le froid, le mal… La description du personnage est inquiétante, on imagine les traits tirés, les maux qui rongent son intérieur, la douleur insidieuse, le va-et-vient des pensées et des actes démoniaques, la lutte perpétuelle contre lui-même.

La fuite est présente constamment. Fuite familiale, fuite du travail, du premier meurtre, fuite des contraintes quelles qu’elles soient.

Un deuxième volet, celui d’Esther, une jolie jeune femme d’une vingtaine d’années qui revient sur les traces de ses ancêtres en s’installant dans la demeure familiale – la barette rouge-, que les habitants des contrées voisines prétendent hantée.

C’est une fille discrète, sans histoire, d’une beauté tellement saisissante, angevine, qu’aucun homme n’ose la fréquenter. Elle sort très peu, pour les courses seulement, et se laisse émouvoir par l’étendue des paysages qui l’entourent. Elle vit simplement, sans prétention, grâce à une rente qui lui permet de ne pas travailler.

Arrive enfin le troisième volet, celui peut-être que l’on attend le plus, qui relate la rencontre de ces deux êtres ambivalents. L’auteur du roman a tout prévu, et comme pour annoncer la tragédie qui s’annonce, les deux personnages se découvrent de nuit… En trame de fond, il y a toujours cette noirceur, cette obscurité dans laquelle baignent Esther et Siffrein.

On assiste à leurs silences, leurs incompréhensions, la vie à deux qui s’installe progressivement, qui finit par s’imposer. Composer avec les infirmités de l’autre, essayer de comprendre, de trouver les mots, les gestes, de combler les manques.

La Barette rouge n’est pas une enquête policière. C’est un thriller en huit-clos, captivant, envoûtant.

 

Et vous quel est votre roman préféré dont l’intrigue se passe en Vaucluse ?

Marie-Charlotte

Ecrit par

Arrivée en Vaucluse il y a tout juste deux ans, je savoure chaque moment passé dans ce fabuleux département ! Riche de par son patrimoine, ses paysages fantastiques, sa gastronomie et ses savoir-faire, il est impossible de s’ennuyer ! C’est donc avec plaisir que je vous fais partager mes agréables expériences !

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Veuillez répondre à cette question pour valider le commentaire : *

Menu