Roussillon, la perle rouge du Luberon

S’il y a un village que le soleil adore, c’est bien celui de Roussillon, perché au coeur du Luberon. Ses couleurs chatoyantes dont la palette s’étend du jaune au rouge brique sont partout. Au sol, sur les parois rocheuses, sur les façades des maisons, dans les magasins qui vendent les ocres…  Avec son campanile en fer forgé qui découpe le ciel, il est pour moi l’un des plus beaux villages du Vaucluse. 

© Colombe Production

La route distille ses couleurs d’ocre avec parcimonie, mais lorsque le visiteur pénètre au coeur du village de Roussillon, l’or rouge est partout… Par où dois-je commencer ? Par le village lui-même qui abrite les nombreuses et merveilleuses boutiques sur ma gauche ou par le sentier des ocres à droite qui plonge le visiteur dans un paysage insolite bicolore, rouge et vert ?

Je privilégie, pour commencer ma visite, le sentier aménagé dans d’anciennes carrières dont les paysages ont été façonnés par la main de l’homme durant deux siècles, le temps ayant fait son oeuvre depuis…

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Les ocres de Roussillon étaient connus et utilisés dès l’antiquité. Avec l’industrialisation au XIXe siècle, son exploitation est devenue intensive pour atteindre son maximum au début du XXe siècle. Après la première Guerre mondiale, la production des ocres a décliné au profit des teintures chimiques pour cesser définitivement peu après la seconde Guerre mondiale.

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La relation intime entre le minéral et le végétal, entre le rouge et le vert, entre le ciel et la terre, me déboussole. L’explosion de couleurs me donne l’envie soudaine de peindre. Je n’ai point de chevalet, juste un appareil photo entre les mains que j’active à chaque regard posé. Un tel spectacle est si rare que je fais durer ma balade dans un sentier parfaitement aménagé. Quelques bancs en bois m’invitent à la méditation: que la nature est belle !

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Je perds toute notion d’espace, de lieu, de temps… Les rayons du soleil s’en donnent à coeur joie et jouent à cache-cache avec les arbres. Deux boucles sont proposées: la première dure 35 minutes, la seconde 50 minutes. La question ne se pose même pas !

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La visite du sentier des ocres terminée, je prends le chemin du village non sans admirer quelques boutiques qui vendent de petits flacons de poudre d’ocres et des pinceaux. Cette splendeur de la nature a inspiré de nombreux artistes qui ont ouvert une galerie d’art dans le coeur du village.

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Je fais une halte au restaurant-glacier de l’Ocrier: c’est un lieu incontournable ! Les glaces aux 50 nuances sont un délice sans nom!
Je me laisse m’égarer dans le dédale pittoresque de ruelles et de placettes. Une flânerie s’impose de la ville basse jusqu’au castrum, le château… La place centrale du village et le parvis de la mairie bouillonnent de vie et les terrasses des cafés sont très prisées.

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Les galeries d’art et les boutiques de produits de terroir, tapenade, huiles d’olives et autres truffinades ne désemplissent pas. Je me laisse tenter par des saveurs provençales telle la moutarde à la truffe…

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Je poursuis ma promenade touristique. La Tour de l’horloge marque l’entrée du vieux bourg. Sa façade ocre comme celles des maisons qui la jouxtent sont patinées par le soleil et le vent, ce qui donne un cachet unique au village de Roussillon.

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Tout en haut de la montée, l’église Saint Michel accueille les touristes avec sobriété et authenticité. Bâtie au sommet du village au bord d’une falaise, sa façade du 17e siècle est imposante.

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Je découvre quelques vestiges des remparts. Les ruines du vieux château, qui dominait le village, sont aujourd’hui englobées dans des constructions plus modernes. Je ne suis pas la seule à être émerveillée par la beauté de ce beau village très provençal !

Au fait, ma glace avait un parfum de lavande et je vous la recommande !

Violette

Ecrit par

Ici, souffle le mistral sous le soleil qui réchauffe les âmes. Le vent balaye le plateau de Sault, siffle sur le mont Ventoux, aiguise les Dentelles de Montmirail, défie le palais des papes et caresse la Sorgue, le Rhône et la Durance. Mais dans le Vaucluse, le vent porte aussi les mots du poète Frédéric Mistral et sème les tirades théâtrales pendant le célèbre Festival d'Avignon. Telle une colombe, j'aime survoler cette terre fertile composée des plus grands vignobles du monde, picorer dans les assiettes des grands chefs de Provence, admirer le savoir-faire des artisans. Et vous faire partager ces instants de bonheur...’

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