Un petit train très passionnant !

 

Si je vous dis qu’en bonne Avignonnaise d’adoption que je suis, j’ai pris le petit train touristique d’Avignon avec mon petit garçon de huit ans, je vais en surprendre quelques uns! Eh bien, nous nous sommes tous les deux régalés! Et j’assume! Je vais même vous surprendre en vous racontant tout ce que j’ai appris en 45 minutes de balade sur cette Cité des Papes qui était appelée au Moyen-âge « Ville du vent violent ».

Un cadre minéral naturel exceptionnel pour le petit train plein de touristes. Photo Colombe Production

Deux petites places nous attendaient à bord de ce joli petit train bondé, très prisé des touristes, dans lequel on y parle toutes les langues.

Une petite locomotive grise avec deux gros yeux, toute en rondeur, au toit panoramique et surtout flambant neuve, avale les pavés de 10h à 18h non stop. Depuis 2000, la société familiale Lieutaud, créée en 1875 à Vaison-la-Romaine,  s’efforce de rendre la culture et le patrimoine  plus accessibles.

Deux trains se relaient toute la journée de 10h à 18h. Photo Colombe Production

Bien installés, je pose un casque sur les oreilles et j’appuie sur le bouton N° 1. Dix petits drapeaux sont dessinés devant moi, pour un discours traduit en dix langues. Quant au 11ème bouton, mon petit garçon a tout de suite compris que le 11ème commentaire lui était destiné ! Quelle belle idée de rendre l’histoire accessible aux enfants et leur faire remonter les siècles au temps des Papes et des chevaliers!

Le commentaire est proposé en dix langues différentes et le 11e bouton est destiné au Jeune public. Photo Colombe Production

Le parcours démarre par les terrasses du Rocher des Doms au panorama époustouflant sur le pont d’Avignon et le Rhône. Alors que le petit train poursuit sa route, je suis surprise d’entendre un petit bip avant chaque commentaire. Je finis par comprendre que l’excellente synchronisation entre le parcours et les commentaires sont dus à un système de GPS qui déclenche la lecture à chaque étape.

Le petit train est cosmopolite, on y parle beaucoup américain, japonais, chinois ou allemand. Photo Colombe Production

Le train rejoint les ruelles étroites d’Avignon et parcourt les grands axes. Je découvre la signification des noms des différents quartiers d’Avignon. Ainsi le quartier de la Fusterie était-il habité au Moyen-âge par des charpentiers, appelés fustiers, qui travaillaient le bois pour les bateaux notamment.  Cette puissante corporation était hautement respectée dans la ville. Je découvre que la place Crillon, où se situe le célèbre Hôtel d’Europe, un cinq étoiles qui a vu Napoléon, Victor Hugo ou Helmut Kohl y séjourner, abrite également le premier théâtre à l’italienne avignonnais, aujourd’hui galerie d’art.

La place Crillon abrite le premier théâtre à l’italienne d’Avignon. Photo Colombe Production

Un peu plus loin, sur la place des Corps Saints, où se trouve la belle église des Célestins, l’audio-guide me surprend une nouvelle fois. Le petit train roule sur un cimetière… Mon petit garçon, passionné et ahuri, m’interpelle et me transcrit mot pour mot le commentaire qu’il a entendu dans son casque, les yeux tout ronds de surprise et une grimace sur sa petite bouille!

Mais le plus beau moment fut pour nous deux le passage près du Pont d’Avignon où la célèbre chanson se déclencha. Et quelle ne fut notre surprise d’entendre tous les touristes, Italiens, Américains et Allemands se mettre à chanter en français faisant fi de la légende du berger Saint Bénezet qui lui donna son nom. Nous avons bien ri et mon petit loulou a chanté avec eux… Moi j’ai tout de même retenu que ce joli pont de 920 m de long à l’époque avait été construit avec 22 arches, et qu’il s’était définitivement effondré au 17e siècle.

La chanson du célèbre pont d’Avignon est vraiment planétaire ! Photo Colombe Production

Empruntant la porte du rocher des Doms, creusée en 1974, pour rentrer dans l’enceinte des remparts long de 4330 mètres, j’ai également appris que sur les 12 portes qui existaient au XIVe siècle, il n’en reste aujourd’hui plus que sept. Quant à la première université d’Avignon, elle avait été installée au cloître Saint-Louis au XIIIe siècle, là où se trouve l’équipe actuellement les bureaux du festival d’Avignon.

La dextérité du chauffeur est impressionnante dans les ruelles étroites. Tous retiennent leur souffle.  Photo Colombe Production

Outre cette petite heure de culture patrimoniale, je fus impressionnée par la dextérité du chauffeur du petit train qui s’engouffrait dans des ruelles étroites alors que tous, à bord, nous retenions notre souffle. Et ce que je viens de vous raconter ne représente qu’un tiers de ce que j’ai appris sur la Cité des Papes ! Je vous laisse découvrir qui est Calvet, Maessian… et ce qui se trouve sous la mythique place de l’Horloge.

Et oui, le petit train d’Avignon, ce n’est pas que pour les touristes!

 

Violette

Ecrit par

Ici, souffle le mistral sous le soleil qui réchauffe les âmes. Le vent balaye le plateau de Sault, siffle sur le mont Ventoux, aiguise les Dentelles de Montmirail, défie le palais des papes et caresse la Sorgue, le Rhône et la Durance. Mais dans le Vaucluse, le vent porte aussi les mots du poète Frédéric Mistral et sème les tirades théâtrales pendant le célèbre Festival d’Avignon.
Telle une colombe, j’aime survoler cette terre fertile composée des plus grands vignobles du monde, picorer dans les assiettes des grands chefs de Provence, admirer le savoir-faire des artisans. Et vous faire partager ces instants de bonheur…’

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