Les mines de Bruoux, un site incontournable

Sous le soleil provençal, la terre rouge, qui colore les mines de Bruoux sur la commune de Gargas, contraste encore plus avec la verdoyante forêt qui la jalonne. Entre Histoire, culture et patrimoine, la nature en cadeau fait le bonheur des touristes. La visite guidée des galeries souterraines des mines d’ocre et le site majestueux qui accueille les spectacles occasionnels sont des moments marquants, voire uniques à vivre.

Au cœur du Luberon, la commune de Gargas est un concentré de couleurs et d’histoire. Les mines d’ocre et ses hautes falaises offrent des dégradés de couleurs, allant du jaune au rouge en passant par l’orangé, sont un spectcale à eux seuls… incontournables et rares. C’est aussi sur ce territoire que s’écrit toute l’histoire de l’ocre du Luberon.

650 mètres de galeries souterraines sur 50 km ont été aménagés pour le public

Baskets aux pieds, je me plonge avec le groupe et la guide dans les galeries souterraines, celles qui au 19e siècle faisaient vivre les habitants du Luberon grâce à l’exploitation de l’ocre. Durant une heure, à 10 degrés sous terre, je parcourais à l’aide d’une guide passionnée et passionnante quelques passages des 50 km de galeries souterraines, creusées et façonnées par la main de l’homme entre 1880 et 1950. Un parcours de 650 mètres a été aménagé dans ces galeries très impressionnantes, tantôt voûtées, tantôt en forme d’ogive ou en plein cintre. Ce curieux décor au plafond haut et voûté (entre 5 et 12 mètres) m’enivrait de son silence. Ma visite fut pleine de découvertes, ici une nappe souterraine dont l’eau si cristalline faisait apparaître des reflets verts et turquoises, là une galerie qui a servi durant une décennie à cultiver les champignons de Paris. Non rentable, l’entreprise a délaissé le lieu. Les vestiges de la mine Janselme, également appelée « Carrière de Bruoux », me donne l’impression d’être en plein cœur d’une sorte de cathédrale. Cette richesse autant géologique qu’industrielle et historique me laisse pantois. Tous mes sens sont en éveil: Mes yeux pour voir la beauté du site, mes narines pour humer les senteurs provençales, mes mains pour toucher la surface soyeuse de l’ocre, mes oreilles pour écouter la guide raconter que l’utilisation de l’ocre remonte au Paléolithique. C’est en 1785 que débute son exploitation à Roussillon, avec Jean-Etienne Astier, qui découvrit le moyen d’extraire le précieux minerai qui se cache sous la végétation verdoyante. Ce n’est pourtant qu’en 1848 que l’exploitation de l’ocre démarre à Gargas.

Les eaux souterraines limpides surprennent les visiteurs tant le spectacle est inattendu

Aujourd’hui, la Société des Ocres de France (lire notre article), basée à Apt, exploite la dernière carrière d’ocre à ciel ouvert d’Europe à Gargas.

Les visites sont organisées, par groupes, entre le mois de mars et le mois de novembre. Même en été, il faut penser à se couvrir, mon petit gilet en coton n’a pas suffi. Et pour tout lot de consolation, je me suis dis que le froid conserve ! Ma visite a été commentée en français, mais elle se fait aussi anglais, en allemand et même en hollandais.

L’entrée des galeries se fait au pied de ces majestueuses falaises d’ocre © Colombe Production

Me voilà sortie de la galerie, je quitte la pénombre pour le soleil qui m’aveugle. L’environnement extérieur des mines d’ocre de Bruoux est également très agréable à visiter. Un beau jardin et plusieurs sentiers de promenade me permette de profiter pleinement du cadre naturel exceptionnel du Luberon. En période estivale, des manifestations sont aussi organisées sur le site de la mine Janselme le soir venu, soit par la mairie elle-même, soit par l’association Culturelle des mines de Bruoux présidée par Christian Nenon élu en janvier 2018 et qui oeuvre aux côtés d’une cinquantaine de bénévoles.

Le cadre des mines de Bruoux sert d’écrin à de nombreux spectacles, l’été venu

Et avant de reprendre le chemin de la rentrée, je décide de m’offrir deux billets de spectacles. Deux représentations en plein air, sous le sublime ciel étoilé de Provence, car… chaque été, lorsque la nuit fut venue les cigales laissent leur territoire aux artistes.

Réservations pour les mines de Bruoux au 0490062259

Violette

Ecrit par

Ici, souffle le mistral sous le soleil qui réchauffe les âmes. Le vent balaye le plateau de Sault, siffle sur le mont Ventoux, aiguise les Dentelles de Montmirail, défie le palais des papes et caresse la Sorgue, le Rhône et la Durance. Mais dans le Vaucluse, le vent porte aussi les mots du poète Frédéric Mistral et sème les tirades théâtrales pendant le célèbre Festival d'Avignon. Telle une colombe, j'aime survoler cette terre fertile composée des plus grands vignobles du monde, picorer dans les assiettes des grands chefs de Provence, admirer le savoir-faire des artisans. Et vous faire partager ces instants de bonheur...’

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