La figuerie du Paty à Caromb : un conservatoire unique dédié à la figue…

On dit de lui qu’il est le symbole de la générosité, de la survie et de l’intelligence. On l’associe aussi à la mort qui signe la résurrection à venir. Ce sont les Phéniciens qui l’ont introduit dans le bassin Méditerranéen et on retrouve sa trace au moyen-orient 4000 avant J-C. Lui, c’est le figuier et c’est dans le village de Caromb que je vous invite à le découvrir.
En fait, il vous faudra sortir du village en direction de Malaucène et suivre les panneaux indiquant le lac du Paty. C’est là sur votre droite, sur une parcelle prêtée par la Mairie que la confrérie de la figue a planté et crée la Figuerie du Paty : un conservatoire unique dédié à la culture du figuier et son fruit .

 

 

Le projet débute en 2009  avec l’aide de quelques passionnés, il faut dire qu’en matière de figues, le village de Caromb s’y connait !

Culture emblématique du terroir vauclusien, la figue longue noire de Caromb appelée aussi « Douquiera Negra » ou encore « Perroquine »  a nourri durant des siècles bêtes et villageois; on disait même qu’avec les gains de sa vente  « elle faisait vivre l’hiver » ! Aujourd’hui en plein essor, sa culture et sa commercialisation font l’objet de toutes les attentions.

C’est grâce à la passion et à la volonté de la Confrérie de la Figue Longue Noire de Caromb (une association loi 1901 sans but lucratif créée en octobre 2008) que verra le jour, au bord d’une rivière,  le Conservatoire de la figue ou Figuerie du Paty (du nom du lac du Paty, cette rétention d’eau qui servait à l’arrosage et à l’alimentation en eau des moulins à blé du village).

Son but est  d’abord pédagogique, ensuite il permet de promouvoir, valoriser et mettre en œuvre des actions autour cette culture ancestrale. Encore jeune, le verger ne produira réellement que d’ici 4 à 5 ans. Sur 49 figuiers plantés aujourd’hui, on recense 45 variétés différentes .

Avec des noms toujours évocateurs, on peut découvrir tour à tour  la  « goutte d’or »,  la « blanche d’Argenteuil », la « Malta céleste », la « Marocco » ou la « sucre vert » (pour ne citer qu’elles) . On  y apprend que certains arbres sont unifères (une récolte par an) d’autres bifères (deux récoltes par an) , que le figuier n’a  besoin que d’eau et de soleil et que pour conserver leurs récoltes tout l’hiver les anciens mettaient les figues dans des toiles de jute, sans conservateur, juste avec quelques branches de menthe pour éloigner les rongeurs; on les dégustaient ainsi séchées mais toujours moelleuses et riches en sels minéraux , potassium, magnésium et fibres .

La figue, d’ailleurs, possède bien des propriétés (elle aiderait notamment à combattre certaines maladies cardio-vasculaires ou dans les diabètes de type II).

Le site est ouvert à tous avec une aire de pique-nique dédiée aux promeneurs qui voudraient s’assoir un instant et profiter des effluves des figuiers chauffés au soleil, un parfum tout provençal inégalable !

 

A noter : La Fête de la Figue longue noire se tient chaque fin  Juillet à Caromb avec un festival d’activités autour de la figue (démonstrations culinaires avec des disciples d’Escoffier, des ateliers, des points de vente, des conférences et le défilé des confréries en habit d’apparat). Vous pourrez découvrir aussi une gastronomie tournée vers la figue auprès des restaurateurs locaux.

Plus d’informations

 

Texte Nathalie Ruffat-Westling , Photos N Ruffat-Westling, Alain Hocquel

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