La ferme de L’oiselet, une balade en biodiversité.

Moutons, cochons et couvées, mais aussi aromates, vigne, fruitiers et plantes potagères ; voilà plus de 20 ans que Rose Combe veille sur un petit monde bigarré, touffu et exubérant, au cœur d’une exploitation de 25 hectares majoritairement composée de vignes, menées en agriculture biologique et avec amour par son viticulteur de mari. Bienvenue à la Ferme de l’Oiselet !

Autour des bâtiments agricoles et de sa propre habitation, elle soigne et développe un parc de fruitiers, des serres emplies de cultures diverses, un potager d’aromatiques, une mare aux canards, quelques arbres remarquables et toute une volée de volatiles, du paon au coq. Les caprins, ânes et lapins ne sont pas en reste, sélectionnés pour leur originalité ou leur rareté. La fibre de l’enseignement et le plaisir de transmettre le savoir n’ont jamais quitté Rose, qui depuis les origines cherche en permanence de nouvelles voies, et de nouveaux objets de découverte. Ainsi, on pourra profiter bientôt d’un labyrinthe végétal, ou d’un parcours sensoriel à parcourir pieds nus ! Aujourd’hui, ce sont 7 personnes qui travaillent en permanence à la ferme, et en pleine saison on peut compter jusqu’à 20 animateurs qui accueillent avec bonheur les visiteurs nombreux, groupes de touristes ou classes vertes, pour des ateliers de jardinage, un cours de cuisine avec les plantes, une démonstration de tressage ou de filage, ou une journée de vendanges à l’ancienne.

 

Faire le « tour du propriétaire » avec Rose, c’est à chaque endroit s’agenouiller, goûter une plante, sentir, toucher, s’émerveiller. Est-ce la récente pluie qui est tombée en ce début de  mois de mai ? Le printemps ? L’atmosphère vibre de tout ce vivant accumulé, soigneusement entretenu et pourtant débridé –ne venez pas chercher ici des allées tirées au cordeau, vous seriez déçu !-. On évolue dans un camaïeu de verts tendres ; ici des amandes fraîches, là l’énorme feuille d’un « basilic mammouth », un peu plus loin la belle feuille en forme de cœur du kiwi. Rose s’arrête sur une plante, et me vante ses propriétés, avant de décrire les insectes qui viennent y loger. « Développer la biodiversité, c’est le but qu’on poursuit ! ». Côté animaux, l’effet est garanti : à l’approche des étables, des clapiers à lapins, devant l’univers accueillant de ces gentils bestiaux à pelage, laine, tonsure, on replonge dans ses souvenirs d’enfant. Pendant ce temps, Rose énumère une à une les qualités de ses pensionnaires : cette poule pond des œufs sans cholestérol, cette chèvre est très recherchée pour sa laine, ce lapin a du pelage comme du velours, et ce paon –l’emblème de la Ferme- est tout simplement une merveille. Elle nous retrace l’histoire d’un rêve devenu réalité, pièce par pièce, à force d’application et de persévérance.

 

Une des dernières acquisitions : à quelque distance, au milieu du verger de cerisiers, trois grandes yourtes. Deux familles de Lyon sont venues y passer trois jours « de pur bonheur ! », m’assurent-ils. Pour les urbains, la yourte a tout le confort nécessaire pour s’amuser, être au contact de la nature, et ne pas être trop envahi la nuit par les bestioles rampantes ! Alors, tendance, la vie à la Ferme ?

 

Texte et photographies : Pierre Marilly

Ecrit par

Je suis photographe et rédacteur dans les domaines de la gastronomie, du vin et de l’art de vivre. Arrivé en 2009 dans le Vaucluse, j’explore avec un bonheur toujours renouvelé ce coin de Provence authentique, à la rencontre des passionnés qui font vibrer mes sens ; chefs, vignerons, producteurs. Pour moi, il n’y a pas de petits sujets ! J’ai surtout à cœur de vous faire ressentir, par la magie des images et du verbe, la chaleur des fourneaux de cuisine pendant le coup de feu, ou la fraîcheur d’un chai en été.

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