Quand la bière va à la rencontre de la culture

Il rêvait d’une blonde en été, d’une rousse en automne et d’une brune en hiver. Thomas Le Roux les a désormais toutes les trois dans son bureau, avenue Pierre Sémard. Elles pétillent quand il les regarde… Il hume leur parfum et reste fasciné par leur robe.  Passionné de musique et de Culture, il les a toutes baptisées « La Comédienne ». C’est cette dernière-née des bières vauclusiennes, la seule à pouvoir se prétendre Avignonnaise, qui va se répandre dès le mois d’octobre sur un marché local à raison de mille litres par semaine.

Blonde, rousse ou brune, « La Comédienne » part à la conquête du marché régional Photo Colombe Production

Ingénieur agro-alimentaire, Thomas Le Roux  eut naturellement l’idée de créer sa micro-brasserie artisanale en côtoyant d’autres dirigeants et créateurs.  Etudiant, déjà, il avait appris à fabriquer la bière, « un produit vivant assez technique et jamais parfaitement maîtrisé ». Mais l’aventure, il ne l’envisage pas vraiment seul. Attiré par son projet, un autre quadra, ingénieur agricole, Olivier Lefebvre, lâche tout pour ces blondes, rousses et brunes, surfant sur la vague de la croissance, puisqu’en France, une brasserie s’ouvre tous les deux jours. C’est la seule  boisson alcoolisée qui enregistre de la croissance aujourd’hui. En dix ans, le nombre de brasseries a quintuplé.

Mêlant leurs passions pour la musique et le théâtre à leur nouveau projet, ils créent sur le MIN d’Avignon la première brasserie indépendante et artisanale à Avignon, qu’ils baptiseront « La comédienne ». « C’est une bière au ton de rock pour Thomas. Une bière plus théâtre Off que In pour Olivier », précisent les deux associés.

Déjà étudiant, Thomas Le Roux fabriquait sa propre bière Photo Colombe Production

Trois bouteilles voient le jour, avec trois couleurs et surnoms :  » la guerre des mots » pour la blonde cuivrée au parfum de résine,  » La Gromolo » pour la blanche au goût d’agrumes et « La trois coups » pour la blonde ambrée qui fleure bon le houblon.

Le mélange du houblon et le malt sont les matières premières utilisées pour la fabrication de la bière « La Comédienne » Photo Colombe Production

Dans ce produit populaire qui a acquis ses lettres de noblesse, moins complexe que le vin, ils y voient un lien social. Leur local de l’Avenue Pierre Sémard, véritable vitrine passante trouvée au printemps grâce à l’appui de Vaucluse Provence attractivité dans l’enceinte du MIN d’Avignon, les deux associés envisagent d’y créer des ateliers de découvertes ouvert au public, façon caveau de dégustation de vin. Les visiteurs pourront découvrir également le procédé de fabrication de la bière,  la déguster et y écouter de la musique.

Le brassage dans cette cuve dure en moyenne une heure et demie Photo Colombe Production

Dans la première cuve, on utilise du malt d’orge qui contient de l’amidon et les enzymes qui vont permettre de transformer l’amidon en sucre. Dans la seconde cuve en inox, les deux brasseurs amènent le moult à ébullition pour le stériliser.

Dans la seconde cuve, le moult est amené à ébullition puis le houblon y est rajouté Photo Colombe Production

Des aromates comme le houblon sont rajoutés, c’est ce qui apporte à ce breuvage rafraîchissant arômes et amertume. Tout le secret d’un bonne bière réside dans la sélection du houblon, dans le mélange du malt et du houblon et dans le savoir-faire.

Comme les oenologues, le « nez » est primordial Photo Colombe Production

Comme les oenologues, Thomas Le Roux va prélever un échantillon et vérifier l’évolution des Comédiennes au « nez » d’abord puis au palais. « Une bière devient intéressante au bout de trois à quatre mois », précise ce passionné . En attendant, les deux associés s’affairent à préparer leur inauguration qui devrait avoir lieu à la mi-octobre dans leur nouveau local très design.

Contact: « La Comédienne » brasserie artisanale au 0490875345 – https://www.lacomedienne.beer/

 

 

Violette

Ecrit par

Ici, souffle le mistral sous le soleil qui réchauffe les âmes. Le vent balaye le plateau de Sault, siffle sur le mont Ventoux, aiguise les Dentelles de Montmirail, défie le palais des papes et caresse la Sorgue, le Rhône et la Durance. Mais dans le Vaucluse, le vent porte aussi les mots du poète Frédéric Mistral et sème les tirades théâtrales pendant le célèbre Festival d'Avignon. Telle une colombe, j'aime survoler cette terre fertile composée des plus grands vignobles du monde, picorer dans les assiettes des grands chefs de Provence, admirer le savoir-faire des artisans. Et vous faire partager ces instants de bonheur...’

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