Balade-découverte de la faune sauvage du Ventoux

Une balade familiale par excellence, un peu comme un jeu de piste durant laquelle les enfants peuvent s’amuser à dénicher de drôles d’animaux métalliques. Les plus grands s’y rendront au lever du jour ou à la tombée de la nuit pour espérer y observer la vraie faune sauvage du Ventoux.


C’est une petite boucle de moins de deux kilomètres qui serpente dans la forêt domaniale du Ventouret, au lieu-dit La Font Margot sur les pentes du Ventoux. Pour vous y rendre, depuis Bedoin, montez en voiture jusqu’au Chalet Reynard puis continuez vers la droite sur 3 km environ sur la RD 164 en direction de Sault. Vous ne pourrez pas manquer le grand cerf métallique qui se dresse sur un belvédère au bord de la route. Garez-vous sur le parking en contrebas.

L’Office National des Forêts a aménagé ce petit sentier ponctué de sculptures animalières, des œuvres étonnantes signées du forgeron-sculpteur André Debru, faites de boulons, de clés, de rondelles, de morceaux d’embrayage rouillés, des chaînes ou de loquets de porte…

Il suffit de suivre le balisage, deux petits yeux ou deux oreilles (?) qui sont également des signaux lumineux et permettent de le parcourir en nocturne. Car ce sentier est dédié à l’observation animalière. Avec un peu de chance et beaucoup de patience, on peut y croiser cerfs,  biches, chevreuils, ou peut-être même mouflons ou chamois, rien d’impossible. Moi, je n’ai pas eu cette chance mais la balade bien était agréable.

Deux superbes grandes biches de métal ouvrent le sentier.

C’est parti.

On affûte nos sens et on part en silence sur les traces de la faune sauvage jusqu’à un belvédère de bois en balcon. C’est de là, dit-on, qu’on peut observer sans la perturber la grande faune qui peuple le Ventoux et qu’à l’automne on entend résonner le brame du cerf. La  vue s’ouvre sur 180° et j’aperçois au loin le sommet des Alpes enneigées… mais pas la queue d’un cervidé.

Sans doute faut-il s’armer d’une paire de jumelles et d’un peu de patience, éteindre son portable et garder le silence. Et aussi laisser son fidèle compagnon à la maison ( le nôtre, Paco, n’aurait manqué la balade pour rien au monde). Vous aurez ainsi de meilleures chances de pouvoir observer et photographier les grands mammifères.

Sur le chemin, nous rencontrons deux sortes de gros crayons de bois, des bancs sans doute.

Plus loin, deux transats. J’imagine qu’ils sont faits pour se poser et attendre en silence que les animaux s’approchent. Une drôle d’espèce y a pris place avant nous, savourant les rayons du soleil.

Une silhouette inquiétante se dresse soudain en haut du chemin. Paco s’arrête net, s’approche avec précaution, renifle la bête immobile. Rien à craindre. Ce renard roux est des plus pacifiques.

Le sentier remonte dans la forêt jonchée de branches sèches, du bois mort qui n’a pas manqué d’inspirer des Robinson Crusoé de passage.

Un panneau de lattes de bois, percé de deux trous,  se dresse au milieu des arbres. Je me glisse derrière, les yeux bien en face des deux fentes pour observer en silence … un sanglier de bois.

C’est une espèce très fréquente sur le Ventoux et qui demande une grande vigilance afin d’éviter une croissance trop importante de sa population. Moins noble sans doute que les grands mammifères, il n’a pas eu la chance d’être en métal comme les autres.

Nous poursuivons notre route. Plus loin, ce n’est pas une main gigantesque qui jonche le sol mais une sculpture figurant un bois de cerf et une belle paire de cornes.

Au bout du chemin, j’aperçois déjà notre biche du départ. La petite boucle est déjà terminée. Dommage, c’était trop court.

 

texte et photos Valérie BISET

Valérie

Ecrit par

Curieuse de tout, gourmande et gourmet, j’adore toutes les bonnes et belles choses en général. Fan de cuisine et de vin serait exagéré mais ce qui m’anime avant tout, c’est ma passion pour le Vaucluse, mon département d’adoption dont je raffole. J’aime rencontrer tout ceux qui comme moi se plaisent à valoriser ses atouts, et surtout à transmettre leur passion et leur savoir faire.
Je consacre une partie de mon temps libre à parcourir le département, inépuisable, et suis toujours partante pour découvrir un nouveau lieu et dénicher une bonne adresse. J’aime écrire aussi et ai quelques monomanies : les glaces (celles à la crème de préférence) et les réseaux sociaux.

Commentaires

  1. Ecrit par Carole Bourdaudhui le 20 mai 2017, 08:38 [Réponse]

    Vous m’avez convaincue de faire cette belle promenade. Ce sera donc mon programme pour demain avec ma petite fille. Merci pour votre belle description. Amicalement Carole.

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